Aperçu économique

















Les ressources marines sont importantes.
L'archipel est situé dans une zone riche en plancton,
ce qui rend l'océan très poissonneux.
La pêche et l'industrie des pêcheries sont les activités de
base de l'économie et pratiquement toutes les autres
branches en sont plus ou moins tributaires.
Les chantiers navals et l'industrie des outils de pêche
restent les industries secondaires les plus importantes,
malgré les nombreux essais de mise en oeuvre d'autres petites industries.
Les possibilités de diversification sont limitées par
la taille réduite du marché intérieur,
par l'éloignement de la terre ferme en ce qui concerne les
transports et par les rapports des îles Féroé avec l'UE.
L'agriculture n'a plus qu'une importance marginale sur le plan économique.
(5% du sol, soit 350 ha)
La production agricole porte principalement sur la viande
d'agneau et le lait.

Beaucoup de changements profonds se sont produits dans la société
féroïenne au début des années 1990.
Les années qui ont suivi 1989 ont été marquées par le déclin de la
pêche, des problèmes financiers difficiles à résoudre,
une dette extérieure astronomique et une émigration catastrophique.
PNB par habitant : 11 440 $
Dette extérieure : 2,19 milliards de couronnes.
Chômage : 7%
Subsides versés par le Danemark : 1 milliard de couronnes.

Ressources naturelles

L'archipel n'est pas riche en ressources naturelles.
L'herbe verte des montagnes permet l'élevage traditionnel des moutons.
Il existe de petits gisements de lignite par endroits dans l'île Suðuroy ;
ces gisements ont contribué, surtout en période de conflits armés, à assurer le ravitaillement des îles en combustible.
C'est sur les richesses de la mer que se fonde le développement actuel des Féroé.

Les ressources naturelles exploitables par la population
pour sa survie ou pour l'exportation sont conditionnées par la situation
des îles Féroé au nord de l'océan Atlantique.
Dans l'ancienne société paysanne, la production était basée sur la terre
et limitée par les difficultés d'accès et la qualité des terres arables.
Le passage de l'agriculture à la pêche commença dans les années 1870 avec les slupper,
c'est-à-dire des chalutiers à deux mâts construits en Grande-Bretagne
et surnommés fishing-smacks.
Les facilités de la pêche moderne l'ont soumise aux ressources de la mer,
qui dictent les possibilités et les limites de l'exploitation du poisson.

Jusqu'en 1955, la limite de pêche des îles Féroé était
de trois milles marins à partir des côtes.
Une série d'extensions successives eurent lieu par la suite jusqu'à l'établissement,
en 1977,
de la limite de pêche actuelle de 200 milles marins.
Cette mesure impliquait des conditions de pêche toutes nouvelles
puisqu'à partir de cette date, les Féroïens disposaient souverainement des ressources de la mer dans les eaux qui baignaient leurs îles.
Cependant, d'autres pays ayant étendu leurs limites de pêche autant qu'eux,
les Féroïens se virent interdire leurs zones de pêche traditionnelles au large de Terre-Neuve, du Groenland, de l'Islande, de la mer de Barents et de la mer du Nord.
Depuis 1977, des accords bilatéraux entre les pays leur ont permis d'échanger leurs quotas,
de façon à pouvoir continuer leur pêche traditionnelle, quoiqu'à un degré limité.
L'échange des quotas est favorisé par le fait que certaines espèces pélagiques
(de poissons qui se déplacent librement) comme le merlan bleu et le capelan,
émigrent sur de grands distances, il est donc difficile
à un seul pays de revendiquer un droit exclusif sur toute une espèce.

Chaque année, 20 à 25 espèces de poissons sont déchargées dans les îles Féroé ;
mais les poissons principaux destinés à la consommation sont
la morue, l'aiglefin et le merlan.
La catégorie qualifiée «autres» comprend des espèces comme le saumon doré,
le sperling, le flétan et le halibut, qui sont tous des poissons des fonds marins.
Les premières espèces pélagiques sont le merlan bleu et le saumon ainsi que le hareng,
qui avait autrefois une grande importance financière.
L'immense majorité des prises de poisson effectuées dans les eaux féroïennes le sont par des pêcheurs locaux.
Seul le merlan bleu est surtout exploité par d'autres pays :
la Russie et la Norvège.

Bien qu'il soit possible de réglementer la pêche dans les eaux des îles Féroé,
il faut constater que pendant la période 1975-1990,
on a assisté à un surinvestissement de la capacité de la pêche et par conséquent à la pêche intensive de pratiquement toutes les espèces de poissons dans la limite des 200 milles marins.
Durant la première moitié des années 1990,
toutes les espèces importantes furent décimées par la pêche,
ce qui fut l'une des principales raisons de la crise économique qui a frappé les îles Féroé dans les années 1990.
Les prix ayant été simultanément très bas sur le marché mondial, la rentabilité fut très faible ou négative.
La pêche a connue des crises en 1985 (300 000 tonnes), 1995 (275 700 tonnes), 1998 (359 000 tonens).
Les subventions publiques à la pêche ont très fortement contribué à des investissements erronnés et à la pêche intensive. De leur côté, les Féroïens ont essayé différentes réglementations de la pêche.
De 1975 à la crise des années 1990, le système centralisé de fixation des prix en vigueur engendrait de très fortes subventions publiques,
une aide accrue pour un plus grand nombre de prises, constituant une forte incitation à la surproduction au niveau des prises.
Quelques tentatives de régulation techniques, telles que celle de la dimension des mailles des filets des chalutiers et la protection périodique de territoires de pêche n'ont eu qu'un faible effet limitatif.
Durant les années 1990, on a essayé d'appliquer, pendant une courte période,
un système basé sur les quotas individuels transférables (ITQ),
mais ce système n'a pas donné les résultats escomptés,
notamment parce que la transférabilité était très limitée.
La mesure en vigueur à l'heure actuelle répartit un certain
nombre de jours de pêche entre les chalutiers.

Le pétrole trouvé du côté britannique de la ligne située à mi-chemin
entre les Shetland et les Féroé a incité ces dernières à la
prospection du pétrole dans leurs fonds marins territoriaux.
La gestion des matières premières provenant du sous-sol a été remise en 1992
au gouvernement territorial des Féroé, qui a instauré une législation relative aux concessions.
Des examens sismiques du socle continental ont été effectués de 1994 à 1999.

Depuis que le Danemark/les Féroé et le Royaume Uni sont parvenus à un accord
concernant la délimitation de la frontière du socle continental entre les Féroés et le Royaume Uni en 1999,
le 1er tour des appels d'offres a eu lieu au printemps 2000 et des licences
ont été délivrées à plusieurs compagnies pétrolières en août 2000
en vue de la prospection des hydrocarbures sur le socle des Féroé.
Les premiers forages eurent lieu en 2001.

Production et autres activités

Le trait le plus évident du développement de l'activité aux Féroé
pendant les dernières décennies a été le recul de l'agriculture qui employait 68 % de la population en 1845,
alors qu'elle n'en emploie plus que 1 % actuellement.
La pêche, devenue le principal employeur, comptait 54 % des emplois en 1911,
à l'époque où prospérait la pêche en chaloupes.
Depuis, le taux des emplois offerts par la pêche a baissé, puisqu'il ne compte plus qu'env. 10 % actuellement, même s'il est toujours permis d'affirmer que la pêche est essentielle
pour la société féroïenne puisque dans l'ensemble,
les exportations ne portent que sur les produits de la pêche.
Ce sont le commerce et les services qui ont connu la plus grande expansion durant ces dernières 25 années.
Ce transfert d'activité de l'agriculture au secteur tertiaire, en passant par la pêche, a eu des effets décisifs sur le développement régional.

La pêche actuelle n'a rien à voir avec celle d'il y a 150 ans.
A l'époque, on pêchait à proximité des côtes, dans de petites barques à rames. Ce genre de pêche s'appelait útroður, c'est-à-dire «aller pêcher à la rame», expression qui reflétait bien à la réalité de l'époque.
Bien que les pêcheurs aient désormais des bateaux à moteurs plus ou moins grands,
le terme d'útroður est toujours employé pour la pêche côtière.
A l'époque, ceux qui pratiquaient cette pêche particulière étaient de petits agriculteurs et des ouvriers agricoles à la journée, ou même des agriculteurs à plein temps qui complétaient ainsi leur revenus agricoles.
Ces activités combinées étaient un trait essentiel qui dura longtemps encore au XXe s.

De nos jours, le commerce et l'industrie des Féroé sont concentrés sur la pêche, les conserveries industrielles et l'exportation du poisson.
Les conserveries produisent une quantité de produits dont la majeure partie sont toujours des produits semi-fabriqués.
Les efforts des industriels pour produire davantage de produits transformés, comme des plats de poisson prêts à consommer, rencontrent des difficultés en raison de l'accord commercial des îles Féroé avec l'UE,
qui limite les exportations exemptées de taxes douanières à l'UE.
(Les Féroé n'ont pas suivi le Danemark dans la coopération CEE/UE).
Les produits qui dépassent le quota attribué aux Féroé sont frappés de taxes douanières élevées.

Les conserveries industrielles locales, qui préparent des filets de poisson dans toutes les grandes bourgades, reçurent leur premier coup d'envoi en 1964, lorsque les Anglais interdirent aux bateaux féroïens apportant du poisson frais de mouiller dans les ports britanniques, pour protester contre l'extension de la limite de pêche féroïenne à 12 milles marins.
Les pêcheurs furent donc contraints de conserver eux-mêmes leur poisson.
La plupart des conserveries furent créées par les communes et par leurs habitants,
les investisseurs étant ordinairement la caisse communale, les syndicats, quelques armateurs et marchands et des ménages locaux.
Les conserveries devinrent le plus souvent le plus gros ou le seul employeur local.
Au moment où la production des filets atteignit son apogée, on comptait vingt-deux conserveries, dispersées dans tout le pays.

Mais la surcapacité des chalutiers, la raréfaction du poisson et les problèmes d'endettement contraignirent ces entreprises à fermer au début des années 1990.
Afin d'assainir leur dette, toutes, sauf deux,
furent réunies sous l'égide d'une société-mère, la Føroya Fiskavirking, qui devait en poursuivre l'exploitation ;
mais cette société a dû réduire ses activités à six à huit lieux de production en raison du manque de poisson.
Certaines conserveries inutilisées ont été vendues ultérieurement à des entreprises privées indépendantes.

La crise des Féroé est très largement due au manque de poisson qui résulte aussi bien d'une surcapacité de la flotte de pêche que d'une suite d'années de faible reproduction des poissons, qui ont empêché le frai des espèces les plus importantes.

Un certain nombre d'entreprises artisanales et industrielles s'ajoutent à celles des pêcheries.
Elles produisent notamment des chaluts, des filets,
des lignes, des cordes et des cables.
Le produit le plus sophistiqué est le crible automatique (fishing jig), exporté entre autres au Groenland, en Ecosse et en Russie.

Depuis 1962, les chantiers navals de Tórshavn et de Skáli construisent, pour des armateurs étrangers, des navires en acier, en majorité des bateaux de pêche, mais aussi des cargos et d'autres genres de vaisseaux, dont une partie sur commande.
Les chantiers navals sont la seule industrie lourde importante des Féroé.
Les efforts n'ont pas manqué pour développer d'autres productions orientées vers le marché intérieur et visant à se substituer aux importations, mais les rapports des Féroé avec l'UE et son système fiscal,
ainsi que la petite taille du marché intérieur font qu'actuellement, cette production traverse des moments très difficiles.

Pendant les années 1980, les élevages de saumons et de truites en eau salée ont connu une forte expansion.
La première législation dans ce domaine s'est efforcée de promouvoir les petits élevages de propriétaires locaux.
Au début, quand les élevages paraissaient extrêmement prometteurs, cette activité se répandit très vite et les prix étaient relativement satisfaisants.
Mais la production augmenta en même temps dans les pays concurrents et les prix baissèrent.
Les élevages féroïens ayant dû faire face à d'autres problèmes sérieux,
leur nombre, qui avait culminé en 1990 avec peu plus de 60 entreprises, s'est réduit à une vingtaine depuis 1995.


Commerce extérieur

Les îles Féroé exportent presque exclusivement du poisson et des produits des conserveries de poisson.
Il arrive que certaines années, les bateaux usagés et neufs occupent une place notable dans le budget de l'archipel.
Après ces marchandises, les timbres-poste rapportent env. 30 millions de DKK par an.
Viennent ensuite divers outils de pêche, des lainages,
des peaux et divers autres produits.

Les poissons exportés comprennent les espèces mentionnées plus haut, qui sont exportées salées ou sous forme de filets gelés ou congelés et de produits de transformation.
A ces espèces s'ajoutent les crevettes, les peignes, le homard, le saumon et la truite, la farine et l'huile de poisson, ainsi que les déchets de poissons, utilisés dans d'autres pays comme aliments pour visons.
Les exportations vont principalement vers les pays européens,
le Danemark : 35 %, la Norvège : 18 %, la Grande-Bretagne : 11 % et l'Allemagne : 7 % (1994).

La balance commerciale, négative pendant toutes les années 1980,
a été positive pendant plusieurs années consécutives sous l'effet de la crise de 1989,
à cause des mesures d'austérité et de la baisse du pouvoir d'achat.


Développement régional

La production agricole de la société paysanne était la terre arable.
Les bourgades étaient des unités de production et le nombre des habitants correspondait à peu près à la superficie et à la qualité des sols telle que les définissait le chiffre féroïen markatal,
qui n'est pas une mesure de surface mais plutôt une mesure de rendement, indiquant en même temps les droits et les devoirs de leurs propriétaires dans le village.
C'étaient les grands bourgs qui avaient le plus fort markatal.
Ces bourgs étaient à peu près tous de la même grandeur à l'exception de la capitale, Tórshavn, qui n'était pas un bourg agricole mais une ville commerciale, administrative et de garnison.

La pêche en chaloupe, devenue un nouveau facteur de localisation, fit naître un nouveau type d'habitat
et les sites choisis furent les ports naturels où l'on pouvait décharger et charger le poisson et où les chaloupes pouvaient rester à l'ancre pendant les six mois de l'hiver.
La combinaison de la pêche et de l'agriculture à petite échelle était courante et dans les bourgades où il était possible de gagner de nouvelles terres arables pour le nombre croissant des agriculteurs-pêcheurs,
l'augmentation de la population fut considérable.

Cette évolution s'est poursuivie jusqu'à l'après-guerre avec une différenciation accrue de la pêche,
mais aussi à cause de la croissance du commerce et des services qui ont été de nouveaux facteurs de localisation.

Klaksvík a connu un développement explosif et dans les années 1950,
c'était la deuxième agglomération du pays.
Les activités urbaines telles que le commerce, les services, les professions libérales et l'administration, sont localisées dans les plus grandes communes, notamment dans celles qui ont le plus vaste arrière-pays.
En 1990, Tórshavn était la plus grande commune avec 14 567 hab. Klaksvík, avec ses 4 996 hab., ne représentait que 34 % de Tórshavn.
Cette tendance à la centralisation est aussi illustrée par le fait qu'actuellement, 34 % de la population des îles Féroé vit à Tórshavn et dans sa banlieue, contre 19 % seulement en 1950.

Cette évolution a surtout été néfaste pour les bourgades des petites îles, comme par ex. Mykínes, l’île la plus occidentale de l'archipel, dont la population de 141 hab. en 1950 s'est réduite à moins de 20 résidents permanents pendant la seconde moitié des années 1990.

La prospérité des petites bourgades,
et surtout la survie des plus petits hameaux, est depuis vingt ans un problème politique que l'on qualifie de bygdamenning (développement des bourgades).
Des programmes de développement proprement dit de ces villages n'ont jamais été élaborés,
mais les petites bourgades situées à la périphérie ont bénéficié de diverses manières d'une sorte de traitement de faveur.
Il semble pourtant que cette politique de développement des bourgades ait été abandonnée depuis les années de crise de 1990 à 1995.


Infrastructure

Autrefois, les marchandises et les voyageurs traversaient les détroits et les fjords dans des barques à rames ouvertes et à pied ou à cheval,
par les sentiers de terre qui reliaient les bourgades.

Pendant la première moitié du XXe s., l'immense majorité des lignes de transport étaient dirigées par des firmes privées,
ce qui signifiait que leur exploitation devait être rentable.
Les investissements dans les bateaux de ligne restaient donc faibles, la plupart étaient des chalutiers déclassés légèrement modifiés,
bon marché à l'achat mais assez peu confortables pour les passagers.
Après la Seconde Guerre mondiale, la qualité de ces bateaux fut peu à peu légèrement améliorée et l'on construisit ou améliora de nombreuses jetées pour leur permettre d'aborder dans la plupart des ports.
Le réseau routier fut développé simultanément de façon à former, pendant les années 1960,
de grands réseaux cohérents permettant de traverser les isthmes et les détroits soit par des ferries proprement dits, soit par des ponts ou des barrages.
Le premier car-ferry arriva aux îles Féroé en 1965.
La compagnie des ferries du gouvernement territorial, Strandfaraskip Landsins,
avait repris toutes les lignes existantes et en avait amélioré la qualité.
Il existe maintenant de vrais car-ferries qui desservent toutes les grandes lignes reliant les villes principales.

La première liaison routière entre deux bourgades, achevée en 1916, reliait Sandur et Skopun.
Pendant les années 1920 et 1930, plus de 200 km de routes en quatorze petits segments furent construits dans les plus grandes îles.
Ces routes, étroites et sans revêtement de bitume, avaient pour point commun de prolonger des lignes maritimes existantes et pouvaient être considérées comme des voies d'accès aux ports.
L'élargissement et la modernisation du réseau routier furent réellement mis en oeuvre vers 1955.
Au début des années 1990, toutes les bourgades des grandes îles étaient reliées au réseau routier exceptée Gásadalur, dans l'île de Vágar.
Les deux plus grandes îles :
Streymoy et Eysturoy, sont reliées par un pont, et Borðoy est reliée à Viðoy et à Kunoy par des barrages construits sur d'étroits chenaux.
Des tunnels traversent les hautes montagnes ou raccourcissent le chemin entre les agglomérations.


Les premières automobiles arrivèrent dans l'archipel dans les années 1920 et lorsque la guerre éclata, on en dénombrait près de 100, mais ce n'est que lorsque le réseau routier fut construit, à partir de 1955 environ, que le nombre des véhicules automobiles se mit à augmenter fortement.
C'est dans les agglomérations où la population est le plus concentrée, à Tórshavn et à Runavík, ainsi que sur les routes qui les relient, que la circulation est la plus intense.

Les liaisons par hélicoptères des petites îles et des hameaux privés de routes furent établies dans les années 1980.
Le transport routier des voyageurs est assuré par des transporteurs privés mais coordonné par un organisme public :
Bygdaleiðir, qui a établi, en collaboration avec la compagnie publique des ferries, un réseau de transports publics cohérent et bien développé qui dessert toutes les agglomérations.

Les investissements dans l'infrastructure des communications, surtout dans les routes, les ponts, les tunnels et les aménagements portuaires, ont été énormes et qualifiés par la critique d'inutiles et extravagants.
Mais aucune société moderne ne peut fonctionner sans une infrastructure fonctionnelle.
Certains projets ont peut-être été prodigues, mais leur principal défaut fut sans doute d'avoir été réalisés tous à la fois ;
ces investissements ont donc contribué à la surchauffe de l'économie qui s'est produite au cours des années 1980.

Jusqu'au début des années 1960, le transport des voyageurs et des
marchandises entre les Féroé et l'étranger se faisait par bateau.
Aujourd'hui, le transport des voyageurs a surtout lieu par
avion et les îles Féroé sont reliées pendant toute l'année avec l'étranger,
avant tout avec Copenhague, par plusieurs vols quotidiens.
Les Féroé sont aussi reliées au Danemark, à la Norvège,
à l'Ecosse et à l'Islande par des lignes maritimes régulières pendant les mois d'été.
Liaisons maritimes :
Esbjerg - Torshavn, Hanstholm - Torshavn.



Vue de Gjogv